2.0

S’engager

La responsabilité devient un levier de réputation.

Les crises, les erreurs et les risques font partie du jeu. Ce qui compte, c’est la capacité des organisations à s’engager avec clarté, à faire preuve de transparence, et à transformer la responsabilité en acte concret. Cette section met en lumière le pouvoir d’une communication honnête et assumée, ainsi que la façon dont la prise de responsabilité renforce la résilience organisationnelle.

Construire ensemble : de la consultation à la codécision

2.1

Aujourd’hui, aucun projet d’envergure ne peut avancer sans une véritable conversation avec les Premiers Peuples, sans l’intégration de leurs récits, ni sans envisager un partenariat réel avec eux. Et c’est encore plus vrai lorsque l’on parle d’infrastructures ou de projets majeurs.

Trouver la meilleure façon de bâtir ces relations, c’est un peu chercher le secret de la Caramilk : tout le monde en parle, mais peu maîtrisent vraiment la recette. Pourtant, elle repose sur quelque chose de simple : des relations humaines sincères, fondées sur la confiance, le respect et la reconnaissance. Les communautés n’attendent pas qu’on leur « permette » de participer, mais que l’on construise ensemble.

La manière traditionnelle de développer le territoire est révolue. Les gouvernements s’engagent désormais dans la réconciliation de façon plus ferme, ce qui se traduit par des politiques et exigences qui obligent les organisations à collaborer autrement avec les Premières Nations et les Inuit.

Mais aller au-delà des gestes symboliques exige des actions concrètes, partagées par toute l’organisation. Être un véritable allié, c’est intégrer ces principes dans chaque décision, chaque département, chaque employé.

La clé? La sincérité, la cohérence et la volonté d’aller plus loin, ensemble.

Des incendies de forêt aux rançongiciels : repenser la sécurité publique au Canada

2.2

Inondations, incendies de forêt, grêle et… incidents de cybersécurité? Oui. Les cyberincidents font désormais partie intégrante de la gestion de crises. Les hôpitaux, les municipalités, les services publics, les systèmes de transport et les entreprises privées sont confrontés à la même réalité : l’infrastructure critique peut être mise hors service en quelques instants.

Pour les organisations, la pression est réelle. Toute urgence, qu’il s’agisse de fumée dans l’air ou d’une attaque par rançongiciel, affecte la façon dont les clients, les employés, les partenaires et les régulateurs les perçoivent. Les parties prenantes veulent des informations rapides, claires et fiables, et examinent de près le niveau de préparation d’une organisation.

Ce nouvel environnement nécessite des plans d’action clairs en cas de crise, qui combinent les risques naturels, les cyberincidents, les perturbations des services, la désinformation et les répercussions sur la communauté en une seule approche. Il exige une coordination étroite avec les gouvernements et les partenaires locaux, ainsi qu’une communication cohérente et assurée, même lorsque les informations sont limitées.

La préparation aux situations d’urgence est désormais une responsabilité fondamentale en matière de communication. Les organisations qui acceptent cette réalité protégeront la communauté, maintiendront la stabilité et renforceront leur crédibilité.

Le paradoxe créatif de l'IA

2.3

J’ai passé la dernière année à expérimenter l’IA (intelligence artificielle) en création, et s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que ce n’est pas aussi simple qu’on le pense. L’IA est bluffante pour générer des maquettes, des scénarios visuels et concrétiser une idée en quelques secondes. Mais dès qu’il s’agit de l’appliquer dans des campagnes clients, tout se complique. Les équipes juridiques veulent savoir qui détient quoi. Des questions de droits d’auteur surgissent là où il n’y en avait pas. Et franchement, elles sont légitimes.

Dans les équipes créatives, les discussions vont plus loin. Nous avons toujours fait appel à des photographes, illustrateurs et autres spécialistes pour donner vie à nos idées. Aujourd’hui, on se demande si l’IA leur enlève quelque chose ou si elle peut plutôt ouvrir de nouvelles formes de collaboration. Un tiraillement moral et créatif difficile à ignorer.

Je ne vois pas l’IA comme une menace, mais comme un catalyseur. Elle nous pousse à redéfinir ce qui rend la création profondément humaine et c’est une bonne chose. L’avenir ne sera pas un choix entre humains et machines, mais une alliance pour imaginer l’impossible, avec intention et sens. Comme on l’a toujours fait.

La réputation se construit de l'intérieur : la culture, un atout stratégique pour une marque

2.4

La réputation est un actif immatériel clé, représentant 26 % de la valeur du S&P 500. Pour la protéger, il faut plus qu’un bon marketing. Si la culture interne contredit les promesses faites à l’externe, le décalage devient visible et crée un risque réputationnel.

De nombreuses recherches démontrent que l’engagement des employés et la culture d’entreprise influencent directement la perception de marque. Des employés engagés renforcent la confiance, fidélisent les clients et stimulent la croissance. Leur contenu est perçu comme plus crédible que la publicité, faisant d’eux les meilleurs ambassadeurs de la marque.

Une culture interne saine renforce la performance, notamment financière. À l’inverse, une communication floue, des rôles mal définis ou des équipes négligées alimentent la frustration. Les employés désengagés sont plus susceptibles d’exprimer leur insatisfaction publiquement ou dans leurs interactions avec les clients. Le bouche-à-oreille négatif peut nuire même aux messages externes les plus soignés.

Pour les dirigeants, le constat est clair : la marque externe repose sur la culture interne. La confiance publique naît de l’alignement, du soutien et de l’engagement à l’interne. Quand les employés comprennent la mission, ils renforcent naturellement la crédibilité de la marque. La culture est le socle d’une réputation durable.